lundi 30 janvier 2012

Même K. Lemarchand & S. Plaza n'y pourraient RIEN

L'autre soir, devant "On ne choisit pas ses voisins" [mon "je-suis-tombée-bien-bas" de la semaine] je me suis surprise à m'imaginer dans l'émission... Le gros Camping-Car de Karine Lemarchand et de Stéphane Plaza garé sur le parking, en bas de chez moi. Mon mari et moi bien remontés contre nos voisins...
Oui, mes lesquels ??!!!
Car chez nous le problème, il ne vient pas de la famille d'à-côté, où de l'étage du dessous uniquement.
En y réfléchissant, le problème c'est l'immeuble entier ! Voire même le quartier.


Nous habitons en appartement, dans une résidence fermée. Un petit parking réservé, quelques espaces verts entretenus régulièrement. A Marseille. Là, tu te dis : Cooooool !
Nous habitons dans les quartiers dits "sensibles", quand tu regardes le JT.
Les quartiers Nord. Ceux où les petits trafiquants règlent leurs comptes [entre eux, en général] à coups de Kalachnikov, en plein jour, et pleine rue.
Mais à part ça, un quartier tranquille !
Pour revenir à mon voisinage, le problème principal c'est le manque de respect. Le sans-gêne. L'incivisme permanent. Mais ça, après avoir habité d'autres grande villes, je crois que c'est propre à Marseille. Ce côté je-m'en-foutiste. Je me gare où je veux-quand je veux, je fais ce que je veux, je jette tout par terre, je te passe devant parce que MOI je suis pressé, etc...

Donc, en bref, nous sommes entourés de familles qui vivent haut-et-fort.
Leurs conversations téléphoniques sur le balcon, leurs engueulades de couple, leur chien, leurs ébats-au-lit, leurs télés, leurs invités...
tu les entends.
Leurs enfants le soir, tu les entends tellement, que toutes les demi-heures tu te lèves croyant que ce sont les tiens qui parlent dans leurs lits...
Quand ils rentrent tard la nuit, dans la cage d'escalier-qui-résonne...
ils te réveillent.
La journée, souvent une voiture passe sur la route, face à l'immeuble. Klaxonne-klaxonne jusqu'à ce que l'intéressé sorte à sa fenêtre, et là démarre une discussion entre eux, un échange de cris, d'informations. Véridique !
Et si un voisin se risque à râler, il en prendra pour son grade ! [Avec de jolis mots que tu ne voudrais pas que tes enfants demandent ensuite ce que ça veut dire...]

Il y a aussi celle du 1er qui secoue son énorme tapis juste au dessus de la terrasse de celle du rez-de-chaussée [et sur son linge qui sèche]. Et quand la deuxième hurle "heyyyy ! ça va pas non !" (imaginez la scène avec l'accent, c'est plus drôle...) l'autre lui répond avec un grand sourire :
"moi pas comprendre français".

Les jours où il n'y a pas école, il y a aussi tous ces enfants qui se retrouvent dehors pour jouer, mais qui n'ont pas le droit de quitter le parking, afin que leurs parents les surveillent.
Sauf que personne ne les surveille.
Et que les gamins font de sacrés dégâts en jouant au foot contre les voitures, en arrachant les branches des arbres de nos espaces-verts [entretenus et payés si chers dans nos charges !]. Je te passe les détails de leurs frugales gouters sur les pelouses... dans la joie le bruit et la bonne humeur.
Et tout ce qu'ils oublient ensuite sur les mêmes pelouses : paquets de gâteaux vides, emballages de brioches, briques de jus, peaux de bananes, etc... Normal, quoi.

L'été, nos voisins du rez-de-chaussée ont une vie sociale bien remplie. Plein d'amis qui viennent profiter de leur terrasse. Juste sous notre nez.
Plein d'amis au verbe-haut. A l'accent gras. Des amis souvent alcoolisés qui deviennent vite vulgaires, et leurs conversations, qui bien sûr remontent jusque dans notre salon, nous exaspèrent quelque peu.
Pire qu'un sketch de Mado-la-niçoise.

Nos voisins du-dessus, eux, ils ont acheté il y a peu, et ont décidé de TOUT refaire l'appartement. Des mois de travaux, de perceuses, de camions-garés-au-milieu. Ils n'habitaient pas encore là que déjà nous étions obligés de monter régulièrement pour faire au moins respecter les heures où on ne doit pas gêner les autres. Et très souvent, mes Cacahuètes étaient sortis de la sieste par de violents bruits de chignole. Sympa.
Maintenant, ils se sont installés. Ont eu 1 bébé. Qui pleurait bien sûr chaque nuit pour manger. Et moi qui ai le sommeil un peu léger, chaque nuit, je me réveillais. Peut-être même que je l'entendais avant ses propres-parents, ce bébé !
Là, le joli bébé a grandi. Il fait du trotteur au-dessus de nos têtes. Et il vient déjà d'avoir une petite sœur... Chic !

Je te passe aussi les nombreux vents que je me suis pris en disant "bonjour" à des voisins, jeunes, mais aussi vieux, sans réponse. ça, ça me met vite hors de moi !! Même mes enfants de 4 ans, ils disent "bonjour" d'eux-même quand ils croisent quelqu'un dans la cage d'escalier ou devant les boîtes-aux-lettres.

Oublions aussi les nombreux problèmes liés au parking des voitures. 
Celui qui te serre tellement que tu ne peux plus ouvrir ta portière pour rentrer le lendemain-matin [alors que t'es en retard, qu'il faut aussi rentrer et attacher les 3 mômes, et qu'en plus il pleut !]
Celui qui se gare sur TA place-réservée, et qui malgré 1 mot de mécontentement sur son pare-brise, reste là, garé plusieurs jours durant.
Celui qui prend 2 places, garé en biais. Alors qu'on galère tous pour pouvoir caser sa/ses voiture(s) dans le minuscule parking fermé.

Bref, nous sommes constamment "agressés" par les autres. Même tranquilles chez soi.
Le voisinage c'est vraiment quitte ou double ! Et franchement, si Karine et Stéphane devaient venir régler nos problèmes, il faudrait d'abord qu'ils apprennent à tous nos voisins un minimum de savoir-vivre.

Vivre en immeuble, n'est en général pas un choix, mais une contrainte financière. Alors si tout le monde mettait un peu du sien, ça faciliterait les choses.
On serait sûrement tous beaucoup plus heureux dans une grande maison, avec une chambre pour chacun de nos enfants, un vaste salon, un petit bout de jardin...
Mais en attendant de pouvoir se l'offrir [c'est beau d'y croire encore !] si on se respectait les uns-les-autres, ça serait déjà plus agréable de vivre dans tant de proximité.

Enfin, heureusement, il y a :
*notre voisine de palier, gentille Mamie complètement séduite par les Cacahuètes. Qui nous regarde partir à l'école le matin, de sa fenêtre. Et qui nous attend sur son balcon à midi, pour leur faire un petit coucou. Et qui répète en boucle à chaque fois qu'on se croise "mais-qu'ils-sont-beaux-ces-petits"...
*Et puis il y a le petit jeune homme du 4ème, hyper-poli et galant, toujours prêt à porter les paquets si je le croise à mon retour de courses.
*Et le couple du dernier étage, très courtois, très discrets...
Heureusement, il y en a tout de même quelques uns de biens, des voisins...

 Et pour illustrer, un des premiers instants "commérage" des Cacahuètes-à-la-fenêtre ;)

Rendez-vous sur Hellocoton !

10 commentaires:

meeemyselfandiii a dit…

'tain je pourrais pas...

Et ce sont ces personnes-là qui vont te réclamer du respect à tout-va...

Jokama a dit…

Eh bien, voilà une description haute en couleur (et en bruit) !! Je comprends ton soulagement quand vous allez faire un petit tour à la campagne !!

fraisette a dit…

J'ai l'impression de vivre où tu habites lol mais je n'habite ni marseille ni un quartier qui craint mais les gens m'insupprote de se klaxonné, de discuter a travers leur blacon, d'entendre leur dispute, les chiens aboyer et leur maitre qui hurle ta gueule "le cleps" grrr !!!!

anyuka a dit…

Ohlala :-/ .... Je vis dans un hlm de banlieue, des soucis et des histoires avec des voisins bien sûr il y en a parfois, mais pas à ce point-là !!
Courage, certains jours ça doit être absolument intenable !

annabouba a dit…

Elles sont belles les mini cacahuètes devant la fenêtre!
Les voisins... arf! Pas toujours facile!
Chéri a déménagé depuis début novembre, on est ds une résidence vraiment super tranquille (enfin moi jy suis que le we!) et selon lui, il faudrait vraiment un cas de force majeure pr déménager (avt, il n'a jamais eu de chance avec le voisinage).
J'ai demandé: un bébé? Il m'a dit qu'on pouvait bien rentrer à 3. Je ne sais pas ce qui le délogera de là... mais pour l'instant on y est super bien!!

Anonyme a dit…

Au fil des ans, à force de te lire, d'apprendre à te connaître un peu au travers du blog, je me dis que tu n'es pas faite pour vivre au coeur d'une ville bouillonnante comme Marseille. Les valeurs que vous donnez à vos enfants en sont très éloignées quand même. Comme vous devez souffler dans votre maison à la campagne. Je te souhaite de pouvoir un jour offrir ce "luxe" à tes cacahuètes. Nous avons quitté la ville (pas Marseille mais quand même du citadin) pour la campagne (la vraie) il y a 10 ans et comme nous en sommes heureux. Nous nous le disons presque chaque jour. La qualité de vie est incomparable. Bise
Fabrina

MissBroWnie a dit…

Eh bien... ça ne doit pas être rose tous les jours... Vous avez de l'animation!

Mgie les bons tuyaux a dit…

haaaa le bonheur marseillais!!! Et bien tu vois je te rejoints sur tous les points! et notamment ce gros manque de civisme typique de la ville!!
Quand je suis arrivée de mon Paris natal, c'est tout de suite ce qui m'a frappée et me frappe encore 9 ans après !!! Le côté "chacun pour soi", moi d'abord, les autres après: je me gare ou je veux et quand je veux: en double, voir triple file ! Je parle (enfin à Marseille parler veut dire crier) à mes copains comme je veux, même si c'est en hurlant à travers tout le quartier...
Le charme méditerranéen !! Mais bon à Paris il y a son lot aussi !! soyons honnête, le monde parfait n'existe pas! et ici au moins on a la chance d'avoir plus de soleil pour sortir et s'éloigner des "voisins" ;)

Babidji a dit…

vu mon tempérament complètement soupe au lait dans un immeuble comme ça je pète un plomb et je finis moi-même par être uen caricature de vieille peau, réac, frustrée et mal B.... à tenter d'enseigner le savoir-vivre à tout le monde mais de façon plutôt costaude ... bref j'aurais déjà mes 4 pneus crevés, ma boîte aux lettres brûlée et j'en passé ! je vous tire mon chapeau ! moi ça me bouffe ! quand on habitait dans un studio à canet plage je passais ma vie à râler contre ls petits vieux (la population majoritaire à l'année des bords de mer ... of course) qui finalement se plaignent tt le tps mais respectent encore moins les lieux communs que les jeunes ! et l'été c'était le comble avec le défilé de touristes qui louent les appts à la semaine dans l'immeuble ... je les engueulais de rentrer plein de sable et tout mouillé, de se secouer dans l'ascenseur et de tout dégueulasser ... j'ai même été une fois frapper à une porte en disant qqch de pas très joli joli ... mais ils n'ont plus recommencé ... surtout quand tu manques glisser dans les couloirs tout mouillés avec ton bébé dans les bras ! finaement les maisons c'est bcp de boulot, de frais mais peut-être de tranquilité ... enfin si tes voisins le veulent bien lol !

gazelle26 a dit…

Mon dieu je suis horrifiée en lisant ton récit !! Moi qui hais le bruit, qui hurle dés que le voisin discute un peu trop fort avec quelques amis...je crois que j'en aurai tué plus d'un !! Je pourrai pas habiter un quartier comme ça, ça serai au dessus de mes forces! j'ai la chance d'habiter un super quartier de Paris et je ne le quitterai pour rien au monde ! Par contre, sans parler de déménager dans une maison, pourquoi ne pas prendre un autre appart dans un quartier plus calme ?? ça doit exister à marseille des quartiers calmes sans être trop luxieux ???